Isolement social : ce que dit vraiment la recherche
On confond souvent solitude et isolement. Les chercheurs distinguent pourtant les deux : l'isolement social est l'absence objective de contacts réguliers, tandis que la solitude est le sentiment subjectif d'être seul — on peut être entouré et se sentir seul, ou vivre seul sans en souffrir.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, environ une personne sur six dans le monde est concernée par la solitude, et près de 12 % des personnes âgées vivent en situation d'isolement social. Ce n'est pas un problème marginal : c'est un enjeu de santé publique reconnu comme tel.
Des chercheurs de l'université Johns Hopkins ont observé qu'un isolement social marqué est associé à un risque de mortalité accru d'environ 30 %, un niveau comparable à celui du tabagisme selon leurs travaux. La même étude souligne qu'environ une personne de plus de 65 ans sur quatre vit en situation d'isolement social, et qu'un isolement mesuré objectivement sur plusieurs années est associé à un risque de démence augmenté d'environ 30 %.
Ces chiffres ne sont pas une fatalité : la littérature scientifique s'accorde aussi à dire que le lien social régulier — même quelques heures par semaine — a un effet protecteur mesurable. C'est précisément l'objectif de notre service Présence Solidaire : transformer cette recherche en visites concrètes, régulières et humaines.
